
Pour une agriculture sans fongicides, sans herbicides, sans insecticides, sans fertilisants, sans labour.
Sans FONGICIDES
Les fongicides sont des produits largement utilisés en agriculture, qui ont pour but de protéger les plantes des champignons pathogènes (oïdium, mildiou, tavelure, etc.).
L'inconvénient de ces traitements, même ceux utilisés en agriculture biologique (bouillie bordelaise...), c'est qu'ils détruisent sans distinction tous les champignons dont la très grande majorité sont bénéfiques à la vie du sol.
Leur rôle est primordial pour la fabrication de l'humus car ils sont les seuls à pouvoir dégrader la lignine. Ils décomposent la cellulose et les matières azotées. Ils ont aussi un rôle structural car ils permettent un bon maintien du sol et une bonne rétention d'eau. Ils sont également à la base de la chaîne alimentaire de la faune du sol.
Nous avons fait le choix d'une agriculture sans fongicides car nous pensons qu'ils nous apporteraient plus de problèmes que de solutions.
Sans HERBICIDES
Les herbicides sont des produits largement utilisés en agriculture, qui ont pour but de détruire les herbes sauvages, souvent considérées comme des "mauvaises" herbes qui nuisent à la culture.
L'inconvénient de ces traitements, c'est qu'ils polluent les nappes phréatiques, perturbent gravement les êtres vivant dans le sol et laissent des résidus dans les récoltes.
De plus, les herbes protègent la terre du soleil ce qui diminue le taux d'évaporation. Les racines de certaines d'entre elles pénètrent profondément dans le sol pour extraire les nutriments qui sont inaccessibles aux autres plantes. Elles produisent une grande quantité de matières organiques qui, en se décomposant en surface, leur redistribuent tous ces éléments.
Nous avons fait le choix d'une agriculture sans aucun herbicide car nous pensons qu'ils nous apporteraient plus de problèmes que de solutions.
Sans
INSECTICIDES
Les insecticides sont des produits largement utilisés en agriculture, qui ont pour but de protéger les plantes des insectes nuisibles.
L'inconvénient de ces traitements, même ceux utilisés en agriculture biologique, c'est qu'ils détruisent aussi des insectes bénéfiques aux plantes. Les plus grands prédateurs des insectes sont d'autres insectes (comme la coccinelle pour le puceron), il y a aussi des insectes mangeurs de limaces, des insectes pollinisateurs, des insectes fertiliseurs, etc.
Nous avons fait le choix d'une agriculture sans insecticides car nous pensons qu'ils nous apporteraient plus de problèmes que de solutions.
Sans
FERTILISANTS
Les fertilisants (N : azote, P : phosphore, K : potassium) sont des produits largement utilisés en agriculture, qui ont pour but d'augmenter la production.
L'inconvénient, c'est qu'une plante "dopée" pour qu'elle produise plus a besoin de beaucoup plus d'eau. Une trop grande quantité d'azote augmente la sensibilité aux maladies et aux insectes. Nous connaissons tous les pollutions produites par les engrais de synthèse et même si les engrais biologiques ont un impact moindre sur l'environnement, ils font bien des kilomètres avant d'arriver dans les jardins.
D'ailleurs, les sols les plus riches sont les sols
forestiers où jamais aucun engrais n'a été introduit. Une grande
partie des plantes produisent tout ce dont la terre a besoin...
Pourquoi acheter ce que la nature peut faire elle-même
?
Nous avons fait le choix d'une agriculture sans fertilisants car nous pensons qu'ils nous apporteraient plus de problèmes que de solutions.
Sans
LABOUR
Le labour est une pratique largement utilisée en agriculture, qui a pour but de décompacter le sol avant de le cultiver.
L'inconvénient du labour, c'est qu'il fait disparaitre la couche d'humus, qu'il expose le sol à l'érosion et aux ultraviolets, provoquant sa déshydratation. Il perturbe gravement la faune (notamment les vers de terre) qui passe son temps à fertiliser et à décompacter le sol. Les labours rendent ainsi la terre toujours plus dépendante des engrais.
Nous avons fait le choix d'une agriculture sans labour car nous pensons qu'il nous apporterait plus de problèmes que de solutions.
Chacun de ces thèmes
aurait mérité bien plus que ces quelques lignes,
mais nous ne voulions pas rendre la lecture de cet article trop
indigeste.
Conclusion
Depuis que l'agriculture utilise toutes ces méthodes à grande échelle, il y a de plus en plus d'insectes nuisibles, les plantes sont de plus en plus sensibles aux maladies, les sols demandent de plus en plus d'engrais, les herbes résistent de mieux en mieux aux désherbants et les labours se font de plus en plus profondément. Est-ce vraiment une réussite ?
L'agriculture "naturelle" que nous prônons n'est possible qu'en pratiquant la polyculture. Une monoculture épuise les sols et rend les plantes plus vulnérables aux invasions d'insectes et à la propagation des maladies.
Nous n'allons pas non plus nous priver des avantages des plantes appelées "engrais verts" (melilots, trèfles...) qui enrichissent le sol et rentrent en compétition avec d'autres herbes sauvages, ainsi que des plantes stimulantes et protectrices pour les autres (orties, prêles...) que nous utiliserons en purin. L'objectif étant que notre petit terrain devienne totalement autonome et indépendant des vendeurs de produits "phytosanitaires".
On peut penser que nous sommes radicaux, voire extrémistes, mais n'est-ce pas extrême de détruire tous les champignons parce qu'un seul nous dérange ? De tuer tous les insectes parce qu'un seul importune nos plantes ? De détruire les terres pour augmenter les rendements à court terme ? De polluer les eaux et la nourriture pour se donner l'impression de vaincre quelques herbes ?




































